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La Finlande et ses régions
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La Finlande en raccourci (1998)
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Population |
5.2 |
millions |
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Densité de population |
17 |
habitants/km2 |
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Population urbaine |
60 |
% |
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Accroissement démographique |
0.2 |
% |
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PIB par habitant |
22.000 |
US$ |
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Accroissement annuel du PIB |
4.8 |
% |
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Taux d’inflation annuel |
1.1 |
%
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Dette publique, en % du PIB |
62.2 |
% |
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Déficit budgétaire, en % du PIB |
2.11 |
% |
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Taux de chômage |
11.4 |
% |
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Taux de chômage par groupe d’âge |
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moins de 25 ans |
23.5 |
% |
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plus de 25 ans |
9.7 |
% |
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Pourcentage des jeunes de moins de 25 ans parmi les chômeurs |
12.9 |
% |
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Niveau scolaire (part de la population de 15 à 64 ans ayant suivi un enseignement secondaire) |
56.9 |
% |
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Les objectifs du système d’éducation et de formation finlandais
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La politique d’éducation et de formation de la Finlande a pour principaux objectifs de garantir à tous les citoyens un haut niveau d’instruction et de formation, de promouvoir l’épanouissement spirituel de la nation et de permettre à l’individu de choisir en être autonome. En Finlande, l’enseignement général de base est un droit pour tous les citoyens. Dans l’enseignement secondaire, il y a assez de place pour accueillir tous ceux qui ont accompli leur scolarité obligatoire à l’école de base et l’enseignement supérieur est accessible à un grand nombre. L’enseignement est dispensé en finnois et en suédois, ainsi qu’en sami dans les régions de langue sami en Laponie.
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éducation préscolaire
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L’enseignement préscolaire est assuré principalement dans les jardins d’enfants relevant du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Il n’est pas obligatoire et vise à développer la faculté d’apprendre des enfants. L’objectif est de permettre à tous les enfants de 6 ans de suivre un enseignement préscolaire au jardin d’enfants ou à l’école de base d’ici la fin du siècle.
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Enseignement obligatoire
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En Finlande, la scolarité obligatoire commence pour un enfant à l’automne de l’année où il atteint l’âge de sept ans. Environ 60 000 à 65 000 enfants entrent à l’école chaque année. La scolarité obligatoire s’étend sur neuf ans. Elle peut être prolongée par une dixième année, facultative, avant tout pour les élèves qui ne sont pas admis dans l’enseignement secondaire.
Après avoir accompli l’école de base, la grande majorité des jeunes passent dans l’enseignement secondaire: en 1997, 55 % sont entrés au lycée et 31 % ont opté pour l’enseignement professionnel.
L’enseignement général de base a pour but d’aider les enfants à devenir des individus équilibrés et de bons citoyens, et de leur dispenser les connaissances et les compétences dont ils auront besoin dans la vie. L’enseignement devrait promouvoir l’égalité dans la société et donner aux élèves les moyens d’acquérir les compétences requises pour leur formation ultérieure et de s’épanouir tout au long de leur vie.
Caractéristiques de la scolarité obligatoire:
- elle n’exige pas de conditions particulières à l’entrée
- elle est la même pour tous et s’étend normalement sur neuf ans (les enfants de six ans peuvent bénéficier d’une année d’enseignement préscolaire à l’école de base)
- les élèves y entrent normalement à l’âge de 7 ans et en sortent à l’âge de 16 ans
- elle assure un enseignement général de base
- l’enseignement est généralement organisé et dispensé en établissement scolaire
- le certificat de fin d’école de base est délivré aux élèves qui ont accompli le cursus complet; il n’y a pas d’examen particulier
- elle couvre l’enseignement primaire et le premier cycle du secondaire
- elle donne accès à tous les types d’enseignement secondaire
- l’école de base est fréquentée par la quasi-totalité du groupe d’âge concerné
- l’enseignement spécialisé est soit dispensé dans des écoles spéciales, soit intégré dans l’enseignement normal
- environ 200 abandons chaque année - soit moins de 1% du groupe d’âge (65 000).
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Enseignement secondaire
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L’école secondaire dispense un enseignement général et fait suite à l’école de base. Il n’y a pas de classes distinctes, ce qui signifie que les élèves décident eux-mêmes, dans la limite des cours proposés et de la durée maximale autorisée, de l’ordre et du rythme de leurs études. Le programme comporte 120 unités ou "semaines d’études". Il peut être accompli en moyenne en trois ans.
L’enseignement secondaire est sanctionné par un baccalauréat national conférant l’admissibilité générale aux études postsecondaires. Près de 50 % des bacheliers s’orientent vers l’enseignement supérieur (université ou établissements AMK). Les autres optent pour d’autres filières d’enseignement ou de formation, ou se présentent sur le marché du travail. Environ 30 % seulement des jeunes entrent dans l’enseignement supérieur directement après l’école secondaire, les autres attendant une année ou deux avant de le faire.
Le programme comprend un tronc commun, avec des cours obligatoires, généraux et spécialisés. Des cours d’application combinant différents sujets sont également proposés en option, et les écoles ont aussi la possibilité d’inscrire à leur programme d’autres disciplines supplémentaires. Les élèves ont la possibilité de suivre certains cours de leur choix dans un établissement professionnel. Les matières enseignées dans les écoles secondaires sont les suivantes:
- langue maternelle (finnois/suédois/sami),
- langues étrangères,
- mathématiques,
- sciences naturelles,
- études sociales,
- disciplines artistiques
- sujets en rapport avec les valeurs humaines et les croyances.
Caractéristiques de l’enseignement secondaire général:
- l’enseignement secondaire est accessible à tous ceux qui ont accompli l’école de base; les critères de sélection sont fixés par le ministère de l’Éducation et, dans la pratique, ils sont appliqués à l’aide d’un système informatique national
- il s’étend sur 2 à 4 ans
- le programme de pratiquement tous les établissements d’enseignement secondaire général n’est pas structuré par classes; les élèves ne sont donc pas regroupés par âge, et peuvent choisir l’ordre dans lequel ils accompliront le cursus
- les élèves doivent accomplir le cursus en quatre ans au maximum et ne peuvent prolonger leur scolarité que pour des raisons valables
- les élèves sont normalement âgés de 16 à 19 ans
- il dispense un enseignement général nécessaire pour accéder à l’enseignement supérieur
- l’enseignement secondaire général donne le droit d’entrer dans toutes les filières de l’enseignement supérieur
- il est sanctionné par deux diplômes: 1) le diplôme de fin d’études secondaires générales est délivré à tous les élèves qui ont accompli le cursus complet; 2) le baccalauréat est délivré aux élèves ayant obtenu le diplôme de fin d’études secondaires générales et des notes suffisantes à l’examen final obligatoire
- le baccalauréat est un examen national destiné à tester la maturité des jeunes à la fin de l’enseignement secondaire général; il confère le droit d’entrer dans toutes les filières de l’enseignement supérieur universitaire ou non universitaire
- le taux d’abandon est d’environ 2 % à 4 % par an.
Pour des informations plus détaillées, consulter http://www.oph.fi/eurydice/dossier/english/ index. html.
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La formation professionnelle des jeunes
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La loi de 1998 sur la formation professionnelle (entrée en vigueur le 1er janvier 1999) a pour objectif de relever le niveau de compétence professionnelle et de répondre aux besoins de qualifications des entreprises en améliorant les liens entre les établissements scolaires et les employeurs, donc de promouvoir l’emploi. La formation dispensée dans les établissements d’enseignement professionnel couvre pratiquement toutes les branches du commerce et de l’industrie.
La formation professionnelle est très étendue et offre de nombreuses options. Elle est organisée en modules et développée en coopération étroite avec le secteur commercial et l’industrie, afin de répondre aux exigences changeantes de la société. Elle prévoit un stage obligatoire, important pour permettre aux jeunes de faire une expérience de travail dans des conditions réelles et dans un environnement de travail concret. Un enseignement professionnel étendu et l’aptitude à apprendre des choses nouvelles doivent aider les individus à réussir dans des activités de plus en plus exigeantes et à se perfectionner pour faire face aux changements dans les tâches qui leur sont confiées.
Après avoir obtenu une qualification professionnelle du niveau de base ou postsecondaire (cf. section 9), un certificat spécifiant la qualification acquise et les modules suivis ainsi que les mentions obtenues (5 = excellent; 4-3 = bien; 2-1= satisfaisant) est délivré. Si l’étudiant n’a pas obtenu la note minimale dans une matière, le certificat indiquera uniquement qu’il a assisté aux cours, sans mention. Pour obtenir le certificat, il faut avoir obtenu au moins la mention "satisfaisant" dans tous les modules au programme. Les étudiants qui n’ont pas obtenu de mention dans une matière ou souhaitent améliorer leurs mentions peuvent être autorisés à repasser l’examen. Les mentions sont attribuées par le collège des enseignants. Le stage fait l’objet d’une appréciation par les enseignants ou par les enseignants et les représentants de l’employeur.
Les caractéristiques de la formation professionnelle peuvent se résumer ainsi:
- les établissements d’enseignement professionnel sont accessibles à tous ceux qui ont mené à bien l’école de base
- la sélection est effectuée suivant les critères définis par le ministère de l’Éducation, c’est-à-dire en fonction des résultats obtenus à l’école (moyenne des notes dans toutes les matières et accent mis sur les notes obtenues dans les disciplines importantes pour la formation choisie), expérience professionnelle et tests d’admission
- elle dure 2 ans, 2 ans et demi ou 3 ans; elle doit être portée à 3 ans pour toutes les qualifications au plus tard en 2001
- les élèves sont normalement âgés de 16 à 19 ans
- elle comprend des cours théoriques et une formation pratique en établissement scolaire et en milieu professionnel
- la formation et l’enseignement professionnels peuvent être subdivisés en sept secteurs, à savoir:
- ressources naturelles renouvelables,
- technologie et transports,
- gestion et commerce,
- hôtellerie, restauration et économie domestique,
- services sociaux et santé-hygiène,
- culture,
- sciences humaines et de l’éducation.
La formation dans les établissements d’enseignement professionnel permet de s’orienter vers toutes les professions de ces secteurs;
- elle a lieu principalement dans des établissements d’enseignement professionnel où sont souvent organisés des exercices en situation de travail simulée. Chaque programme comporte au minimum 4 unités de cours/formation pratiques, dont les objectifs et l’étendue sont définis dans le programme-cadre national. À partir de 2001, tous les cursus comporteront un semestre (cinq mois) de stage professionnel
- un diplôme est délivré aux étudiants qui ont suivi le programme de formation dans toutes les matières prévues; ce diplôme leur permet d’entreprendre des études ultérieures ou d’entrer dans l’enseignement supérieur, selon la durée de la formation (qui est indiquée dans le diplôme): a) toutes les filières de l’enseignement supérieur après une formation de trois ans; b) principalement les établissements d’enseignement professionnel postsecondaire après une formation de deux ans ou deux ans et demi.
- le pourcentage d’abandon est très variable suivant les secteurs (par exemple, d’après une estimation, il allait de 5 % à 15 % en 1995).
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Enseignants de la formation professionnelle
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Le personnel enseignant des établissements d’enseignement professionnel se subdivise en deux catégories: le personnel permanent et les enseignants temporaires à temps plein ou à temps partiel. En 1994, on comptait au total 22 000 enseignants, dont 12 000 permanents (directeurs d’établissement inclus), 6 000 temporaires à temps plein et 4 000 temporaires à temps partiel. Ces établissements recourent également à des spécialistes - en nombre fort variable d’une année à l’autre - en qualité d’enseignants-conférenciers.
Le haut niveau de qualification exigé des enseignants est un autre moyen de garantir la qualité de l’enseignement et d’améliorer la formation et l’enseignement professionnels. Dans l’enseignement général comme dans l’enseignement professionnel, outre les qualifications requises, les enseignants doivent avoir une qualification pédagogique et maîtriser les disciplines qu’ils enseignent. Dans les établissements d’enseignement professionnel, ils doivent être titulaires d’un diplôme universitaire ou postsecondaire dans le domaine concerné et justifier de trois ans d’expérience professionnelle.
La durée de la formation pédagogique est de 35 semaines; pour sa part, la formation des enseignants des collèges techniques comporte 20 unités. La formation peut être répartie sur 1 à 3 ans. Elle comporte des cours de pédagogie générale, de pédagogie professionnelle et des stages pratiques. Elle peut être suivie dans un établissement AMK ou à l’université, selon le secteur. La formation à l’université peut être suivie dans le cadre des études ou comme cursus distinct. La qualification pédagogique acquise permet d’enseigner dans tous les établissements d’enseignement professionnel.
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Apprentissage
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Les adultes comme les jeunes peuvent aussi acquérir une qualification professionnelle en suivant un apprentissage. Dans l’apprentissage, les compétences professionnelles sont acquises tout en travaillant et la formation est complétée par des cours théoriques. La formation par apprentissage comprend à la fois la formation professionnelle initiale et continue pour les jeunes et les adultes.
Elle dure entre un an et quatre ans. La formation pratique y occupe une très grande place. Les apprentis passent entre 70 % et 90 % de leur temps de formation dans l’entreprise, au bureau, dans une administration ou une organisation. Le reste du temps est consacré aux cours théoriques à l’école. Sur les 6 100 personnes entrées en apprentissage en 1997, 10 % étaient des jeunes et 90 % des adultes.
L’apprentissage sur le lieu de travail débouche sur les mêmes qualifications professionnelles que la formation dans les établissements d’enseignement professionnel secondaire. Le plan d’action et le budget du ministère de l’Éducation pour 1998-2001 prévoient une nouvelle augmentation dans les années à venir du nombre des entrées en apprentissage. L’objectif pour 1998 était de 21 000 places d’apprentissage au total pour les jeunes et les adultes.
Pour des informations plus détaillées, consulter http://www.trainingvillage.gr/etv/library/ apprenticeship/app_main.asp.
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Établissements AMK
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On dénombre (au 1er août 1999) 24 établissements AMK (aussi appelés établissements polytechniques) permanents et 7 établissements AMK expérimentaux temporaires. Le nouveau système d’enseignement supérieur non universitaire sera entièrement opérationnel d’ici l’an 2000. Les établissements AMK proposent une formation dans les sept secteurs énumérés dans la section 8 et délivrent des diplômes à dominante professionnelle de niveau supérieur.
En 1997, on recensait 40 000 étudiants dans les établissements AMK avec statuts permanents et 13 000 dans les établissements AMK avec statuts temporaires. Le nombre d’inscriptions ira encore en augmentant lorsque ces établissements seront entièrement opérationnels. Les diplômés des établissements AMK sont qualifiés pour les emplois hautement spécialisés et les fonctions de planification.
Caractéristiques des établissements AMK:
- les établissements AMK définissent eux-mêmes les critères de sélection des étudiants; la sélection prend appui sur les résultats scolaires, l’expérience professionnelle et, dans nombre de cas, des examens d’entrée sont organisés,
- les programmes comportent 140 ou 160 unités (180 pour les formations de sage-femme et de capitaine au long cours), ce qui représente 3 ans et demi à 4 ans à plein temps. Sauf dérogation, un étudiant à plein temps ne peut pas prolonger ses études de plus d’un an au-delà de la durée prescrite,
- l’enseignement a lieu principalement dans les établissements d’enseignement; de plus en plus de cours se déroulent toutefois en dehors,
- le stage pratique obligatoire (au minimum 20 unités) permet à beaucoup d’étudiants de combiner la préparation de leur diplôme et une expérience de travail concrète et de mettre en pratique leurs connaissances théoriques. Le mémoire de fin d’études porte sur des problèmes réels de la vie active et il arrive souvent que le sujet soit fixé par le maître de stage,
- un diplôme de fin d’études est délivré par l’établissement AMK aux étudiants qui ont accompli tous les modules requis,
- outre la formation des jeunes, les établissements AMK assurent également l’éducation des adultes,
- ils peuvent aussi avoir des activités de recherche appliquée et de développement pour le commerce et l’industrie, ainsi que pour leurs propres activités de formation.
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Universités
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Les universités finlandaises (universités pluridisciplinaires traditionnelles et établissements d’enseignement supérieur spécialisés dans un domaine particulier) font de la recherche et dispensent un enseignement supérieur de base et avancé jusqu’au niveau du doctorat. Il y a en Finlande 20 universités, avec environ 140 000 étudiants.
Les étudiants peuvent préparer un diplôme d’enseignement supérieur du premier degré (correspondant au Bachelor’s degree) dans presque toutes les disciplines, excepté en médecine, en odontologie et en médecine vétérinaire. Les formations comprennent des cours généraux et des cours spécialisés dans les disciplines dominantes choisies et dans une ou plusieurs disciplines mineures. Pour obtenir le diplôme d’enseignement supérieur du second degré (correspondant au Master’s degree), il faut poursuivre des études avancées dans la discipline principale et préparer une thèse. S’ils veulent aller plus loin, les étudiants peuvent ensuite préparer le diplôme d’études approfondies (lisensiaatti) et un doctorat.
Caractéristiques de l’enseignement universitaire:
- les universités sélectionnent elles-mêmes leurs étudiants et fixent les effectifs à admettre dans les différents cursus en fonction du nombre de diplômes défini comme objectif. L’accès à tous les cursus est limité par un numerus clausus
- la demande étant beaucoup plus importante que l’offre, les universités pratiquent une sélection suivant différents critères
- les études débouchant sur le diplôme d’enseignement supérieur du premier degré se composent de 120 unités au minimum, ce qui correspond à trois ans d’études à plein temps
- la préparation du diplôme d’enseignement supérieur du second degré comporte au minimum 160 unités dans la plupart des domaines, soit cinq ans d’études à plein temps au minimum (deux années supplémentaires après le diplôme du premier degré)
- pour le doctorat, il faut compter en moyenne quatre années supplémentaires à plein temps après le diplôme d’enseignement supérieur du second degré. Dans la plupart des disciplines, les étudiants qui le souhaitent peuvent également passer au bout de deux ans à plein temps un pré-doctorat (lisensiaatti)
- les universités proposent également aux diplômés universitaires et aux salariés des actions de formation continue de courte durée et de longue durée dans leurs centres d’éducation permanente; l’objectif de ces actions est d’aider les adultes à acquérir de nouvelles qualifications professionnelles pour pouvoir répondre aux exigences d’une vie active qui change à un rythme accéléré.
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Orientation et systèmes d’aide aux étudiants
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Il y a en Finlande deux systèmes d’orientation distincts: l’orientation pédagogique, relevant du ministère de l’Éducation, et l’orientation professionnelle, relevant du ministère du Travail. Les deux systèmes ont le même objectif: aider les jeunes à faire le bon choix en matière d’études et de profession, ainsi que pour leur vie en général. Cette aide vise à développer chez l’étudiant une approche plus méthodique et plus disciplinée de l’apprentissage et à le préparer à son rôle de citoyen responsable. Dans les établissements d’enseignement, l’orientation est assurée par les conseillers d’orientation et le personnel enseignant. L’orientation professionnelle comporte des visites d’entreprises et une information sur les différentes possibilités de formation ultérieure.
Les jeunes étudiants bénéficient à la fois d’une aide sociale et d’une aide financière. Les principaux avantages sociaux sont:
- l’exonération des frais de scolarité (en général)
- un repas gratuit par jour, assuré par l’établissement
- le logement gratuit des étudiants dans des foyers rattachés à la plupart des établissements
- la prise en charge du transport scolaire par certains établissements.
Les étudiants peuvent en outre demander une aide financière. Celle-ci a pour but de garantir les conditions économiques nécessaires à la poursuite d’études à plein temps, dans la mesure où l’on considère que le financement des études n’incombe pas aux parents et si l’étudiant ne bénéficie pas d’autres aides. L’aide de l’État est accordée à trois conditions: les demandeurs doivent justifier de leur admission dans un établissement d’enseignement et fournir la preuve qu’ils poursuivent des études à plein temps et que leurs ressources ne suffisent pas.
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Formation des adultes
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Le système finlandais de formation des adultes peut être subdivisé en deux grands secteurs:
- enseignement du temps libre et formation générale
- formation et enseignement professionnels
* Enseignement du temps libre et formation générale pour les adultes
L’enseignement dit du temps libre a en Finlande une tradition plus que centenaire. Il est organisé par les centres d’enseignement populaires, les cercles d’études et les universités d’été qui propose aux adultes un enseignement non formel.
Les adultes ont également la possibilité de suivre le cursus complet de l’école de base ou de l’enseignement secondaire ou seulement certains cours (cf. sections 6 et 7). L’université ouverte est actuellement un type de formation des adultes très populaire. Les Finlandais ont aussi la possibilité de tester leurs connaissances en langues en passant un examen spécial, quels que soient la manière dont ils ont acquis ces connaissances et l’endroit où il les ont acquises.
* Formation et enseignement professionnels pour les adultes
Les adultes qui travaillent ou ont travaillé peuvent suivre une formation et un enseignement professionnels suivant différentes formules: formation "volontaire", formation professionnelle, formation liée à la politique de l’emploi et apprentissage (cf. section 10). Les écoles professionnelles et les centres d'éducation des adultes proposent aux adultes un enseignement secondaire. Au début de la formation, un plan d'études personnel est établi pour chaque étudiant.
La formation "volontaire" donne aux adultes la possibilité d’accroître de leur propre initiative leurs compétences professionnelles. Elle a pour but de répondre à leurs besoins éducatifs à long terme. Elle débouche sur une qualification professionnelle et a généralement les mêmes objectifs que la formation professionnelle des jeunes (cf. section 8). Des bourses d’études peuvent être demandées (cf. section 13). Une réforme permettant aux chômeurs de longue durée justifiant d’une activité professionnelle d’une durée suffisante de recevoir une allocation de chômage, même pendant leur formation, a été mise en œuvre à l’automne 1997.
C’est dans la formation continue en entreprise que l’on recense le plus grand nombre d’adultes. Cette formation vise à répondre aux besoins et aux exigences de l’industrie. Généralement de courte durée, elle est financée par les employeurs.
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Formation des chômeurs
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L’administration finlandaise du travail propose dans le contexte de la politique de l’emploi un grand nombre d’actions de formation de base, de perfectionnement et de formation continue orientées sur la pratique. Ces actions ont pour but de lutter contre le chômage en assurant une formation à la population adulte. Elles concernent essentiellement les chômeurs, mais aussi, dans une certaine mesure, les personnes menacées de chômage et les groupes exclus du monde du travail. La part des chômeurs dans ce type de formation a continuellement augmenté ces dernières années, de sorte que celle des travailleurs ayant un emploi ou menacés de chômage est tombée à moins de 7 % en 1995. Des cours d’orientation spéciaux sur la formation et la vie active sont également proposés. Ils sont gratuits et les participants peuvent bénéficier pendant leur formation d’une bourse d’un montant équivalant à celui de leur allocation de chômage.
La responsabilité administrative de la formation liée à la politique de l’emploi incombe au ministère du Travail. Celui-ci achète les services de formation appropriés à partir de l’offre faite par les établissements d’enseignement, les universités et les organismes de formation privés. Outre la formation des adultes liée à la politique de l’emploi, les services de placement, l’orientation professionnelle ainsi que la réinsertion professionnelle relèvent également de sa compétence.
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Qualifications professionnelles basées sur les compétences
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Les adultes ont aussi la possibilité d’obtenir un diplôme professionnel formel, en passant des tests spéciaux, quelle que soit la manière dont ils ont acquis leurs compétences. Une formation ou une expérience de travail antérieures ne sont pas exigées pour pouvoir se présenter à ces tests.
La loi sur les qualifications professionnelles entrée en vigueur en 1994 prévoit un examen auquel peuvent se présenter tous les adultes, indépendamment de la manière dont ils ont acquis leurs compétences professionnelles. Cette loi vise également à relever le niveau d’éducation des adultes, à réduire l’écart de niveau d’éducation entre les générations et à mettre en place un système d’assurance qualité pour la formation professionnelle des adultes. Jusqu’alors, l’acquisition des connaissances et des compétences était définie dans les programmes de formation des adultes et les programmes-cadres nationaux. Les critères de qualification établis par la loi de 1994 constituent un nouvel instrument de contrôle des résultats de la formation.
Il y a trois types de certificats: un certificat de qualification professionnelle, un certificat de perfectionnement et un certificat de spécialisation. Le premier - le certificat de qualification professionnelle - correspond par sa structure, ses objectifs et les possibilités de poursuite qu’il offre à la qualification professionnelle de base (secondaire) des jeunes (cf. section 8): en effet, les candidats doivent prouver qu’ils possèdent les compétences professionnelles de base demandées dans le domaine choisi. Le certificat de perfectionnement atteste de l’aptitude à occuper un emploi de travailleur qualifié. Enfin, le certificat de spécialisation indique que le candidat possède des compétences de haut niveau dans son domaine. Le système de formation des adultes recouvre certaines qualifications qui ne sont pas accessibles aux jeunes.
Le nombre et la structure des programmes de formation professionnelle et des qualifications sont déterminés par le ministère de l’Éducation, tandis que les programmes cadres-nationaux et les orientations nationales sur les qualifications sont fixés par la Direction nationale de l’enseignement. Les programmes-cadres et les orientations tracent le cadre général des exigences spécifiques à définir pour chaque qualification.
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Enseignement et formation destinés à des groupes particuliers
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L’enseignement spécialisé offre la possibilité d’une formation professionnelle aux personnes qui, en raison d’une infirmité, d’une maladie ou de quelque autre difficulté d’apprentissage, ne peuvent pas suivre une formation professionnelle en l’absence de dispositions particulières. La formation et l’enseignement professionnels spécialisés sont dispensés dans des établissements d’enseignement spécialisé et dans tous les types d’établissements d’enseignement professionnel. Ils sont organisés dans le cadre de groupes séparés ou dans les mêmes groupes que les autres étudiants. L’enseignement est basé sur les programmes-cadres d’enseignement pour les divers secteurs, à partir desquels sont établis les programmes d’enseignement des établissements et les programmes d’études individuels. La formation est dispensée dans les secteurs de la technologie, du commerce et de la gestion, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’économie domestique et de l’horticulture. Les enseignants et le personnel de ces établissements sont formés spécifiquement à ce type d’enseignement professionnel.
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Législation de l’enseignement et de la formation
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Une réforme complète de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire (lycée et enseignement professionnel de base) et de l’éducation des adultes est entrée en vigueur en janvier 1999. Plus concise et homogène, cette législation fonctionnelle remplace la législation institutionnelle antérieure, qui était fragmentée. Elle ne comporte plus que huit lois, au lieu de 26. Elle est axée avant tout sur la réglementation des objectifs et des contenus, des niveaux et des formes d’enseignement, ainsi que sur les droits et les devoirs des étudiants. Elle étend les pouvoirs des prestataires de formation et s’applique de la même manière aux établissements d’enseignement des communes et de l’État et à l’enseignement privé.
La nouvelle loi prescrit une coopération entre les établissements d’enseignement. Par exemple, les établissements d’enseignement professionnel de base doivent coopérer avec d’autres établissements d’enseignement de la région. L’obligation de coopérer concerne les établissements d’enseignement secondaire professionnel et général, mais aussi les universités et les établissements AMK.
La nouvelle loi sur les universités promulguée à l’automne 1998 remplace les vingt textes distincts concernant l’enseignement universitaire et supérieur. Elle ne s’applique pas aux établissements AMK (écoles polytechniques), qui sont régis par une loi distincte en vigueur depuis 1995.
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Financement de l’enseignement et de la formation
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La plupart des établissements d’enseignement primaire et secondaire sont pris en charge par les communes et par des communautés de communes. Seulement 1 % des établissements primaires sont financés par des fonds privés. En 1997, 7 % des lycées et 17 % des établissements d’enseignement professionnel appartenaient au secteur privé.
Les communes, les communautés de communes et les organismes privés reçoivent de l’État des subventions pour les coûts fixes et les coûts de fonctionnement. La base de financement est généralement la même, quel que soit le propriétaire de l’établissement. Les subventions sont versées aux organismes de gestion des établissements, qui sont responsables de leur fonctionnement dans la pratique.
Les subventions allouées par l’État pour les investissements varient entre 25 % et 50 % des coûts estimés, le pourcentage dépendant des recettes fiscales de la commune. Elles sont également consenties aux établissements privés. Pour pouvoir bénéficier d’une subvention de l’État, le projet d’investissement doit avoir été approuvé par le ministre de l’Éducation conformément au budget national.
Un nouveau système de prise en charge par l’État des coûts de fonctionnement dans le domaine de l’éducation et de la culture a été mis en place au début de 1993, lorsque le financement basé sur les dépenses a été remplacé par un financement basé sur les estimations. Il a subi plusieurs modifications avant de revêtir sa forme actuelle. Pour l’enseignement primaire et secondaire, l’aide de l’État est en moyenne de 57 % des coûts prévisionnels, les communes prenant en charge les 43 % restants. La base de financement est définie en fonction du nombre d’élèves ou d’autres indicateurs de performance et du coût unitaire confirmé par le ministère de l’Éducation.
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Institutions clés
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Ministry of Education
PO Box 293
FIN-00171 Helsinki
tel +358 9 134 171
fax +358 9 656 765
http://www.minedu.fi
National Board of Education
PO Box 380
FIN-00531 Helsinki
tel +358 9 774 775
fax +358 9 7747 7865
http://www.edu.fi or http://www.oph.fi
Centre for International Mobility CIMO
PO Box 343
FIN-00531 Helsinki
tel +358 9 7747 7033
fax +358 9 7747 7064
http://www.cimo.fi
Finnish Leonardo Centre
PO Box 380
FIN-00531 Helsinki
tel +358 9 7747 7218
http://www.leonardocentre.fi/
Trade Union of Education in Finland
Rautatieläisenkatu 6
FIN-00520 Helsinki
tel + 358 9 150 271
http://www.oaj.fi
Statistics Finland (TK)
Työpajankatu 13
FIN-00022 Helsinki
tel +358 9 17 341
fax +358 9 1734 2291
http://www.stat.fi
Ministry of Labour
PO Box 524
FIN-00101 Helsinki
tel +358 9 18 561
fax +358 9 1856 7950
http://www.mol.fi
The Association of Finnish Local Authorities
2 Linja 14
FIN-00530 Helsinki
tel +358 9 7711
http://www.kuntaliitto.fi
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Bibliographie
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Le système de formation professionnelle en Finlande, Cedefop, Luxembourg, 1997 (disponible également en EN, DE et FI).
The Education system of Finland 1998, http://www.oph.fi/eurydice/dossier/english/ index.html
Ministère de l’Éducation (voir aussi les sites reliés), http://www.minedu.fi/minedu.html
Education in Finland 1999, ministère de l’Éducation et Direction nationale de l’enseignement, Helsinki, 1999.
Higher Education Policy in Finland, ministère de l’Éducation, Helsinki, 1998.
Labour Ministry Strategy 1998-2001, ministère du Travail, Helsinki, 1998.
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National VET
Systems
Country specific reports
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