Italy   
ISFOL, Marzo 2000
LE SYSTÈME DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN ITALIE
SYNTHÈSE DE LA MONOGRAPHIE
élaborée par l'Institut pour le développement de la formation
professionnelle des travailleurs (ISFOL)
La coordination de la synthèse, réalisée au sein de l'unité "Sistemi formativi", a été assurée par Giorgio Allulli sur la base d'une documentation préparée par Simone Casadei, Sandra d'Agostino, Claudio Franzosi, Rosangela Lodigiani, Roberto Maini, Costantino Massari, Paola Nicoletti.
La monographie détaillée sur le système de formation professionnelle italienne a été publiée en italien par le Cedefop en 2000. Les traductions en anglais, français et allemand seront publiées prochainement.
Coordinateurs du projet:
Michael Adams
Reinhard Nöbauer
Mars 2000
Table des matières
Italie: régions et villes principales
- L'Italie en chiffres
- Répartition des compétences
- Le système d'enseignement et de formation en Italie
- La formation professionnelle initiale
- L'apprentissage et les contrats emploi-formation
- La formation continue
- L'offre privée de formation
- Les financements de la formation professionnelle
- Certification et qualifications
- Les enseignants et formateurs du système de formation et d'enseignement professionnels
- L'orientation professionnelle
- La redéfinition du système de formation italien
Annexe 1: Bibliographie
Annexe 2: Principaux organismes
1. L'Italie en chiffres
- Population et superficie
| Superficie |
|
301 317,78 km2 |
| Population |
|
57 460 977 |
| Densité de la population |
|
191 hab./km2 |
| Âge moyen de la population |
|
40,3 ans |
- Principaux indicateurs de l'économie et de l'emploi
| Augmentation en termes réels |
du PIB (par rapport à 1996) |
1,5 % |
| Taux d'inflation |
|
1,9 % |
| Solde de la balance des paiements |
|
|
|
en milliards de lires |
61 921 |
|
en milliards d'euros |
31,859 |
| Dépense annuelle publique pour |
l'éducation en pourcentage du PIB (1995) |
4,7 % |
| Dépense pour l'éducation par rapport |
au total de la dépense publique (1995) |
9,0 % |
|
|
|
| Actifs |
|
22 891 000 |
|
Hommes |
14 206 000 |
|
Femmes |
8 685 000 |
| Actifs en cours d'emploi |
|
20 086 000 |
|
Hommes |
12 858 000 |
|
Femmes |
7 229 000 |
| Taux de chômage |
|
12,3 % |
|
Nord-Ouest |
7,3 % |
|
Nord-Est |
5,7 % |
|
Centre |
10,2 % |
|
Sud |
22,2 % |
| Taux de chômage parmi les 15-29 ans |
|
26,1 % |
- Indicateurs de scolarisation. Année 1997/1998
| Diplômés de l'école moyenne pour 100 jeunes d'une classe d'âge (1996/1997) |
100,7 % |
| Taux de passage à l'école secondaire supérieure |
94,3 % |
| Taux de scolarité dans le secondaire supérieur |
86,8 % |
| Taux de réussite au baccalauréat (1996/1997) |
69,2 % |
| Taux de passage à l'université |
65,9 % |
| Inscrits pour 100 jeunes d'une classe d'âge |
45,6 % |
| Taux d'inscription à l'université |
45,4 % |
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2. Répartition des compétences
En Italie, l'offre de formation et d'enseignement professionnels relève de plusieurs institutions: outre la formation professionnelle au sens strict, qui dépend des régions, elle comprend l'offre scolaire de type professionnalisant gérée par le ministère de l'Instruction publique et l'offre universitaire gérée par le ministère de l'Université. D'autre part, sur les deux "versants" du système de formation et d'enseignement professionnels, un processus de décentralisation est actuellement en cours.
En ce qui concerne l'enseignement, de nombreuses compétences administratives ont été transférées par le ministère de l'Instruction publique aux régions, provinces et communes, qui participent principalement à la programmation ainsi qu'à la gestion. En outre, dans le cadre d'une réforme générale de l'administration publique, des expériences d'autonomie pédagogique et organisationnelle ont été lancées dans les établissements scolaires. Au niveau de l'enseignement supérieur, l'autonomie des universités est reconnue depuis la création du ministère de l'Université en 1989.
En ce qui concerne la formation professionnelle, dans le cadre global de la réforme des pouvoirs locaux, un processus de délégation de compétences des régions aux provinces a été lancé. L'État, à travers le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, est chargé des grandes orientations de la programmation; des relations avec les autres États, en particulier avec l'Union européenne; de l'intervention directe dans des secteurs spécifiques en crise; de la formation et du perfectionnement des formateurs, en accord avec les régions et à leur initiative; des activités d'étude, de documentation et d'expérimentation devant être définies chaque année par rapport aux exigences de la programmation nationale; de l'assistance technique aux régions et du suivi de leurs activités, fonction exercée avec le concours de l'ISFOL (Istituto per lo sviluppo della formazione professionale dei lavoratori - Institut pour le développement de la formation professionnelle des travailleurs), agence technique du ministère du Travail créée en 1973.
La ligne de démarcation entre les différentes offres d'enseignement et de formation n'est pas nette; en effet, certaines filières de l'école secondaire supérieure (filières professionnelles, techniques, instituts d'art et de formation des maîtres) comportent des éléments de professionnalisation, comme du reste les "Diplomi universitari". Le tableau est donc très divers, et, au cours de ces dernières années, de grands efforts ont été entrepris pour intégrer les systèmes scolaire et professionnel au sens strict.
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3. Le système d'enseignement et de formation en Italie
Le système d'enseignement général comporte actuellement trois niveaux, qui font suite à l'enseignement préscolaire: l'enseignement primaire, l'enseignement secondaire et l'enseignement postsecondaire. Jusqu'en 1998, l'obligation scolaire allait de 6 ans à 14 ans, pour une durée de huit années; depuis 1999, cette obligation s'étend à la fin de la quinzième année. Elle comprend deux cycles, tous deux gratuits: l'école élémentaire et l'école moyenne inférieure, ainsi que la première année de l'école secondaire supérieure (dans l'attente d'une réorganisation des cycles scolaires).
Il était possible jusqu'en 1998 d'accéder au système de formation professionnelle régionale après l'achèvement de la quatorzième année et il était possible de s'inscrire après l'obtention de la licenza media aux cours dits de "1er niveau" ou de formation de base.
À partir de l'année 1999/2000, l'âge minimum requis pour accéder au système de formation professionnelle est porté à 15 ans en vertu de la loi adoptée le 19 janvier 1999.
D'autre part, les titulaires d'un diplôme de l'école secondaire supérieure ou d'un titre universitaire peuvent s'inscrire aux cours dits de 2e niveau.
Toujours dans le cadre du système de formation professionnelle régionale, les personnes qui ont signé un contrat d'apprentissage doivent participer à des activités de formation théorique externe à l'entreprise pour un minimum de 120 heures par élève.
3.1. L'enseignement préscolaire
L'enseignement préscolaire, gratuit et facultatif, concerne les enfants de 3 à 5 ans. Dispensé par l'école maternelle, créée en 1968, il est fréquenté par plus de 95 % des enfants (année scolaire 1996/1997).
3.2. L'enseignement primaire
L'enseignement primaire, qui correspond aux cinq années de l'école élémentaire, est suivi de l'âge de 6 à 10 ans et débouche sur la licenza elementare, qui donne accès à l'école moyenne inférieure. Son objectif est la première alphabétisation culturelle de l'élève.
3.3. L'enseignement secondaire inférieur
C'est le premier des deux cycles de l'enseignement secondaire: inférieur et supérieur.
L'enseignement secondaire inférieur correspond aux trois années de l'école moyenne inférieure; il est suivi de l'âge de 11 à 13 ans et il est obligatoire. Depuis 1962, il se compose d'une filière unique. Son objectif est de promouvoir la formation de l'élève et de faciliter son orientation professionnelle et scolaire ultérieure. Il débouche sur la licenza media, qui donne accès à tout type d'école secondaire supérieure. L'obtention de la licenza media représentait également, jusqu'à l'année scolaire 1998/1999, la fin du cycle de l'enseignement obligatoire; à partir de l'année scolaire 1999/2000, cette obligation s'étendra, comme nous l'avons dit, à la première année de l'école secondaire supérieure pour les jeunes qui n'ont pas encore achevé leur quinzième année. Il faut noter en outre que le taux de passage à l'école secondaire supérieure était déjà très élevé (supérieur à 94 % au cours de l'année scolaire 1997/1998).
3.4. L'enseignement secondaire supérieur
L'enseignement secondaire supérieur propose un grand nombre de filières aux finalités diverses et de durée variable (de trois à cinq années, avec la possibilité d'années "complémentaires" débouchant sur le diplôme pour les filières plus brèves), que l'on peut regrouper en cinq branches principales:
- L'enseignement du lycée. Il dispense une formation de culture générale et comprend les lycées classiques, scientifiques et de langues, tous suivis pendant cinq ans et structurés en deux cycles: un cycle inférieur de deux ans et un cycle supérieur de trois ans. Au cours de l'année scolaire 1997/1998, cet enseignement était suivi par 28,6 % du total des élèves des écoles secondaires supérieures.
- La formation des maîtres. Cet enseignement comprend les écoles et les instituts de formation des maîtres qui préparaient, jusqu'à l'année scolaire 1997/1998, les enseignants des écoles maternelles et élémentaires; depuis l'année 1998/1999, ils ont été pratiquement remplacés par un système expérimental, qui sera expliqué plus loin au point 4.1. Cet enseignement, toujours au cours de l'année scolaire 1997/1998, était suivi par 8,1 % des élèves.
- L'enseignement professionnel. Il se répartit sur de nombreux secteurs: agriculture, industrie, artisanat, services et secteurs atypiques. 19,1 % des élèves suivaient en 1997/1998 ce type d'enseignement.
- L'enseignement technique. Il est subdivisé en trois domaines principaux (agriculture, industrie et commerce) et comprend d'innombrables filières; au cours de l'année de référence, ce type d'école était suivi par 40,6 % des élèves.
- L'enseignement artistique. Il comprend les lycées artistiques et les instituts d'art. Les premiers forment surtout à des professions intellectuelles dans le domaine des arts: peintres, sculpteurs, architectes, historiens d'art; les seconds visent des profils plus pratiques, comme par exemple orfèvres, miniaturistes, restaurateurs d'art. Cet enseignement était suivi en 1997/1998 par 3,6 % des élèves.
Depuis 1969, le diplôme de l'enseignement secondaire supérieur, quel que soit son type, obtenu après cinq années d'études, donne accès à l'ensemble des facultés universitaires. Il permet également d'entrer dans la vie active ou, comme nous l'avons déjà signalé, de s'inscrire à un cours de second niveau dans le système de formation professionnelle géré par les régions.
En 1997/1998, le taux de passage à l'université des nouveaux diplômés était de 65,9 %.
3.5. L'enseignement universitaire
L'enseignement universitaire englobe les "Diplômes universitaires" et les écoles à finalité spéciale, les cours de licence, les cours post-licence de spécialisation et de doctorat. Cet enseignement débouche sur le Diplôme universitaire, la licence, le diplôme de spécialisation ou le doctorat de recherche. Le système universitaire italien se compose de 70 instituts d'enseignement universitaire et, au cours de l'année 1997/1998, il était fréquenté par 1 687 411 étudiants.
- Les "Diplômes universitaires" ont été introduits dans le système éducatif italien en 1990 et les premiers cours ont été lancés en 1992/1993. Le Diplôme universitaire est obtenu après un minimum de deux ans et un maximum de trois ans d'études. Le nombre des inscrits à ces filières est en forte croissance. Au cours de l'année 1997/1998, 89 598 étudiants suivaient ces filières.
- Les filières de licence durent au minimum quatre ans et au maximum six ans. Le nombre des inscrits a fortement augmenté au cours des années 80 du fait de la tendance croissante des jeunes Italiens à continuer leurs études et à reporter le moment de leur entrée dans le monde du travail, mais au cours des années 90, il a légèrement diminué, avec des différences selon la discipline. Au cours de l'année 1997/1998, 1 597 813 étudiants étaient inscrits dans les filières de licence.
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4. La formation professionnelle initiale
Comme nous l'avons dit, l'offre de formation professionnelle relève en Italie de divers acteurs; la formation professionnelle au sens strict est dispensée dans le cadre de cours gérés par les régions, mais des filières professionnalisantes existent également à l'école secondaire supérieure et dans le cadre des filières de Diplôme universitaire.
4.1 Les filières professionnalisantes de l'école secondaire supérieure
- L'enseignement professionnel. Il est dispensé par les Instituts professionnels d'État (IPS - Istituti professionali di Stato). Un premier cycle de trois ans visant un accès rapide au marché de l'emploi débouche sur les qualifications de niveau 1, reconnues sur l'ensemble du territoire national. Grâce à la modernisation récente des programmes, la poursuite des études jusqu'à la cinquième année s'est généralisée, et elle débouche alors sur le baccalauréat professionnel.
Actuellement, l'enseignement professionnel concerne les grands domaines de l'agriculture, de l'industrie, de l'artisanat, des services et des secteurs atypiques. Dans chacun de ces domaines, il débouche sur des qualifications de différents types.
Les instituts professionnels comme les instituts techniques jouissent traditionnellement d'une grande autonomie, compte tenu notamment de leurs liens institutionnels avec l'économie locale et les entreprises.
- L'enseignement technique. Il est dispensé par les instituts techniques d'État et vise la formation de professionnels techniques et administratifs de niveau intermédiaire dans le domaine de l'agriculture, de l'industrie, du commerce et du tourisme. Cet enseignement dure cinq ans et débouche sur le baccalauréat technique, qui permet l'exercice de la profession correspondante.
Entre les années 80 et 90, des projets pilotes ont été organisés également dans les instituts techniques et de nouvelles filières ont été mises en place, qui accordaient davantage de place à la formation générale de base et dont les contenus de spécialisation étaient mis à jour.
- La formation des maîtres. Jusqu'en 1998, elle se composait des écoles et instituts de formation des maîtres (Scuole magistrali et Istituti magistrali).
Depuis l'année 1998/1999, suite à la mise en place des filières de licence pour les enseignants de l'école maternelle et élémentaire, ces instituts ont été remplacés de fait par un système expérimental préfigurant un nouveau type d'école secondaire, qui permettra d'accéder à toutes les facultés universitaires, mais ne délivrera plus de titres permettant l'exercice de l'activité d'enseignement.
Cette expérience, conduite de manière autonome par divers établissements, comporte deux volets:
- socio-psycho-pédagogique, en vue de la définition d'une filière d'études spécifiquement destinée à la formation des enseignants de l'école élémentaire et maternelle (préparant à la formation universitaire), consacrant une vaste place à des disciplines telles que la psychologie, la pédagogie et les sciences humaines;
- linguistique, en vue de la définition d'une filière d'études de type "lycée" visant l'étude des langes étrangères et d'autres formes de langage (verbal et non verbal; multimédia).
- Les instituts d'art sont nés comme des écoles d'art d'une durée de trois ans structurées en un grand nombre de filières différentes. Un examen final donne la possibilité d'obtenir le diplôme de "maître d'art appliqué". Certains instituts d'art ont mis en place, à titre expérimental, une filière complémentaire de deux années qui débouche sur un diplôme de l'école secondaire supérieure (baccalauréat d'art appliqué) donnant accès à toutes les facultés de l'université.
4.2. La formation professionnalisante universitaire: les filières du Diplôme universitaire
La création des Diplômes universitaires a permis d'aligner l'Italie sur les autres pays européens dans lesquels existent depuis longtemps des études universitaires de niveau "inférieur" et de cycle court, fortement liées au tissu économique local. La filière du Diplôme universitaire est d'une durée minimale de deux ans et maximale de trois ans. Le ministère de l'Université reconnaît actuellement 76 types de diplômes dans neuf domaines: scientifique, médical, ingénierie, agricole, économique, politico-social, juridique, littéraire et Isef (Istituto superiore educazione fisica - Institut supérieur d'éducation physique). Cette dernière filière devrait être transformée en licence de sciences de la motricité.
4.3. Le système régional de formation initiale
La formation professionnelle initiale se subdivise en:
- formation de base postobligatoire (premier niveau);
- formation post-diplôme et formation post-licence (second niveau).
Il faut ajouter les filières destinées à des publics particuliers (handicapés, migrants, anciens toxicomanes, anciens détenus, etc.). Au total, 12 135 cours de formation professionnelle initiale ont été organisés au cours de l'année 1996/1997 et suivis par un total de 205 917 élèves.
Il faut se souvenir cependant qu'au cours de ces dernières années cette classification a été progressivement remplacée par celle du Fonds social européen, basée sur des axes et des objectifs, qui finance à près de 70 % les activités de formation professionnelle régionale.
La formation de base (5147 cours, 89 009 élèves) offre une alternative à la formation scolaire pour les jeunes qui ont de grandes difficultés avec un enseignement trop théorique et abstrait et qui autrement, à la fin ou après l'abandon précoce de l'école obligatoire, se trouveraient sur le marché de l'emploi sans connaissances professionnelles, et donc soumis au risque d'une marginalisation culturelle et sociale. Les cours sont répartis sur des cycles longs, d'une durée de deux ans généralement, mais parfois d'un an ou de trois ans, et ils débouchent sur une qualification professionnelle. Sur le plan de l'organisation et des contenus, cette modalité de formation présente des caractéristiques similaires à la formation scolaire, d'où des risques de chevauchement et de concurrence avec le système éducatif. Son avenir est étroitement lié aux projets visant à augmenter l'âge de l'obligation scolaire.
La formation intégrée avec l'école d'État vise à favoriser la liaison entre le système scolaire et le système de formation professionnelle régionale. Sa modalité la plus répandue est celle de la spécialisation post-qualification, qui se compose de cours de deux ans destinés aux jeunes des instituts professionnels qui ont achevé leur troisième année de formation et qui veulent poursuivre leurs études en se spécialisant dans le même secteur. Les instituts professionnels d'État sont en effet obligés de mener leurs activités de formation post-qualification en liaison étroite avec le système régional de formation professionnelle, afin de garantir une plus grande professionnalisation et un raccord efficace avec le marché de l'emploi. La formation est structurée en trois domaines, dont deux relèvent de l'école et le dernier du système de formation régionale, et elle débouche sur une double qualification finale: baccalauréat professionnel et qualification régionale.
Le poids de la formation de deuxième niveau (5047 cours, 88 781 élèves) est en augmentation. En effet, au cours de ces dernières années, cette formation de niveau moyen-élevé a connu une croissance sensible.
L'augmentation du nombre des jeunes qui achèvent l'école secondaire supérieure et qui obtiennent le baccalauréat tend à déplacer la formation professionnalisante au niveau supérieur en faisant exploser la demande de cours post-baccalauréat (scolaires et extrascolaires, universitaires ou non). D'où la nécessité de développer ce segment de formation, en encourageant en particulier la différenciation en diverses filières capables de répondre aux exigences variées des participants. Les cours sont généralement organisés en cycles brefs, d'une durée d'un an, rarement de deux ans, et ils s'adressent aux jeunes qui ont obtenu le diplôme de l'école secondaire supérieure. Cette formation est largement basée sur des projets et très hétérogène sur le plan des méthodes et des contenus pédagogiques.
La formation destinée à des publics particuliers se compose d'un éventail vaste et hétérogène d'interventions et elle est actuellement en large partie financée par des fonds communautaires. Elle comprend des initiatives pour des catégories menacées d'exclusion, des initiatives pour les femmes, des actions de formation prévues par certaines lois de l'État ou des régions. L'apprentissage, les contrats emploi-formation et les stages sont également prévus par la loi pour favoriser l'insertion dans le monde du travail des personnes handicapées. D'autres possibilités découlent des deux volets de l'initiative communautaire "Emploi", qui s'intéressent aux catégories défavorisées: "Integra" et "Horizon".
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5. L'apprentissage et les contrats emploi-formation
L'apprentissage et les contrats emploi-formation représentent les principales modalités de la formation en alternance.
- Le contrat emploi-formation a joué au cours de ces dix dernières années un rôle fondamental en tant que voie d'accès privilégiée au marché de l'emploi pour les jeunes. Il concerne les jeunes de 15 à 32 ans.
Il existe deux types de contrats:
- le contrat de type A, qui vise l'acquisition de compétences professionnelles élevées ou intermédiaires, d'une durée maximale de 24 mois, et qui prévoit 130 heures de formation théorique pour les qualifications élevées et 80 pour les qualifications intermédiaires;
- le contrat de type B, qui vise à faciliter l'insertion professionnelle grâce à une expérience du travail permettant d'adapter les capacités professionnelles à l'environnement de l'entreprise (production et organisation). Il peut avoir une durée allant jusqu'à 12 mois et comporte un minimum de 20 heures de formation théorique.
Outre qu'elle doit respecter diverses réglementations nationales, l'entreprise doit, pour conclure un contrat emploi-formation, faire approuver par la commission régionale pour l'emploi compétente un plan de formation indiquant la durée et les modalités des activités de formation et de travail, dont tout type de formation sur le tas doit être exclu.
- L'apprentissage est basé sur un contrat de travail fixant d'une part l'obligation pour l'entreprise d'assurer une préparation professionnelle adéquate à l'apprenti en le faisant suivre par un personnel qualifié et, d'autre part, l'obligation pour l'apprenti de participer à des cours de formation extérieurs à l'entreprise. Les régions sont chargées de mettre en œuvre les programmes de formation destinés aux apprentis; cependant, alors que de nombreuses dispositions régionales visaient à favoriser l'embauche de jeunes sur la base de contrats d'apprentissage, à stabiliser leur position professionnelle et à rembourser les frais de formation engagés par les entreprises, les cours de formation externe n'ont été mis en place que dans de rares cas.
Afin de rendre cet instrument de formation plus efficace, la loi no 196 du 24 juin 1997, "Normes en matière de promotion de l'emploi", a prévu un nouveau modèle d'apprentissage basé sur:
- l'élargissement de la tranche d'âge concernée: l'âge maximal pour obtenir un contrat d'apprentissage passe de 20 à 24 ans (26 pour les régions du Sud, alors que la limite d'âge de 29 ans pour le secteur artisanal est maintenue). L'âge minimal est de 16 ans;
- la réduction de la durée maximale du contrat de cinq à quatre ans, et l'introduction d'une durée minimale de 18 mois;
- l'abolition des limitations concernant les diplômes donnant accès à un contrat d'apprentissage;
- un nombre moyen annuel d'heures (120) à consacrer à la formation externe à l'entreprise, les allégements fiscaux accordés aux entreprises étant subordonnés à la participation effective des apprentis à cette activité de formation.
D'autre part, des dispositions réglementaires et d'application sont actuellement mises au point, et de premières expériences ont été lancées.
Dans le cadre global de la réforme de la formation en alternance, on envisage de valoriser à l'avenir l'apprentissage, qui deviendrait la modalité contractuelle unique d'insertion sur le marché de l'emploi pour les jeunes de 25 ans ou moins; pour les jeunes plus âgés, un nouveau contrat d'insertion serait institué, prévoyant des allégements fiscaux pour les entreprises, modulés en fonction de catégories d'utilisateurs défavorisés.
En 1997, 393 138 contrats d'apprentissage ont été signés; au cours de la même année, 264 405 travailleurs disposaient d'un contrat emploi-formation. Au total, ces deux types de formation représentent donc 10,9 % de l'emploi total pour la tranche d'âge de 15 à 32 ans et 14,1 % des salariés en 1997.
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6. La formation continue
Il n'existe pas en Italie de système structuré de formation professionnelle, d'où la difficulté de brosser un tableau homogène et complet des initiatives réalisées par différents acteurs.
6.1. Les interventions des régions
Au cours de l'année 1996/1997, les régions ont réalisé 8997 cours de formation continue, c'est-à-dire réservés aux travailleurs disposant d'un emploi, en reconversion ou en chômage partiel (cassa integrazione), ainsi qu'aux chômeurs à la recherche d'un nouvel emploi. En particulier, près des deux tiers des activités concernaient les travailleurs en cours d'emploi, 2560 cours étaient destinés aux chômeurs ou travailleurs en chômage partiel ou en reconversion, tandis que 5,6 % seulement des interventions étaient destinées aux travailleurs en situation d'emploi critique, c'est-à-dire menacés de chômage du fait des restructurations du système économique et productif.
Au total, au cours de l'année 1996/1997, les initiatives régionales de formation continue ont été suivies par 201 003 travailleurs.
Au cours de ces dernières années, la mise en place de l'objectif 4 du FSE dans le cadre de la nouvelle programmation des fonds structurels a donné des impulsions nouvelles aux activités de formation continue des régions, à la fois grâce à l'augmentation des crédits et à la plus grande attention accordée aux travailleurs, en cours d'emploi ou chômeurs.
6.2. Les actions de formation continue au titre de la loi 236/93
Ce n'est qu'au cours de ces dernières années que la loi 236/93, qui prévoit de consacrer aux interventions de formation continue une partie des ressources provenant du prélèvement de 0,30 % sur la masse salariale, a été mise en application.
Les difficultés rencontrées par les régions pour la mise en œuvre de l'objectif 4 ont conduit à des choix différents dans la mise en œuvre de la loi 236, notamment pour ce qui est des procédures. Le mécanisme mis en place pour l'attribution des ressources - ordre de présentation de la demande et respect d'une série de critères, avec une priorité pour les projets négociés entre les partenaires sociaux - a permis de trouver rapidement une bonne vitesse de croisière.
Les ressources ont été réparties sur diverses actions de formation systématique, mais aussi sur des actions de requalification et de reconversion des opérateurs des organismes de formation et sur des actions de formation en entreprise.
En 1998 ont été introduites, dans le cadre des actions de formation en entreprise, des "actions de formation individuelle" visant à établir un bilan de compétences et à développer les compétences des travailleurs salariés, sur la base de projets élaborés par ceux-ci au niveau individuel.
6.3. Les interventions promues au niveau national dans le cadre du FSE
Avec le cofinancement des fonds structurels, certaines administrations centrales de l'État gèrent des interventions de formation continue dans le cadre de projets intéressant plusieurs régions. L'activité la plus consistante est celle du ministère du Travail:
- dans le cadre de l'objectif 4, 2350 actions de formation continue ont été approuvées pour les trois années 1994-1996, dont 830 ont été lancées, avec la participation de 7418 personnes;
- dans le cadre de l'objectif 1 pour 1996, 493 actions destinés à des salariés des entreprises du Mezzogiorno ont été approuvées, ainsi que 204 interventions destinées aux chômeurs de longue durée. La première activité a concerné 19 856 participants, tandis que près de 5000 personnes devraient participer aux actions destinées aux chômeurs de longue durée.
D'autres interventions ont été promues par le ministère du Travail dans le cadre de l'objectif 3 pour les chômeurs qui exerçaient un emploi indépendant et les travailleurs en chômage partiel ou en reconversion. Le ministère de l'Université organise lui aussi des interventions de formation continue dans le cadre du Programme opérationnel multirégional de l'objectif 1 "Recherche et développement technologique". Nous ne disposons pas de données sur ces différentes activités.
Enfin, le ministère de l'Instruction publique a prévu des interventions de formation pour adultes sans qualification professionnelle dans le cadre d'un programme opérationnel multirégional relevant de l'objectif 1. Pour 1995/1996, 24 actions destinées à 2280 participants ont été approuvées.
6.4 L'activité de formation dans les entreprises
Aux différentes interventions d'origine institutionnelle s'ajoute l'activité de formation que les entreprises destinent à leurs salariés. Cette activité peut être financée exclusivement par les ressources propres de l'entreprise ou bénéficier d'un concours des pouvoirs publics. Ainsi les régions, dans le cadre des activités de formation continue, financent-elles des interventions mises en œuvre par des structures de formation ou directement par les entreprises. Dans le cadre des interventions menées au titre de la loi 236/93, les actions de formation en entreprise prévoient des aides financières directes aux entreprises.
En mars 1997, 352 426 travailleurs avaient reçu en Italie une formation spécifique en entreprise. Les activités prioritaires concernent de manière quasi égale d'une part la première insertion et la promotion professionnelle et, d'autre part, l'introduction des nouvelles technologies et les transformations de l'organisation. Seul un très faible pourcentage des formés participent à des actions de formation continue visant une reconversion professionnelle.
En ce qui concerne la durée des formations, il s'agit en majorité d'interventions très brèves ou brèves, d'une durée inférieure à une semaine ou à un mois, ce qui laisse à penser que les actions de formation continue sont destinées en priorité aux catégories professionnelles de niveau moyen et élevé (cadres, dirigeants, etc.).
6.5. L'offre de formation de l'administration publique destinée à ses agents
En 1996, cette offre de formation a comporté 5067 cours auxquels ont participé au total 130 120 agents de la fonction publique. Dans le cadre des administrations publiques, l'offre la plus vaste provenait des administrations centrales.
Dans les ministères, secteur qui a formé le plus grand nombre d'agents, il faut noter que seul 33,4 % du personnel a bénéficié des activités de formation, dont seulement 20,9 % de femmes.
Ces formations s'adressaient essentiellement au niveau moyen et élevé (dirigeants et cadres intermédiaires), ce qui s'explique par la nécessité de moderniser l'administration publique.
6.6. Les initiatives des chambres de commerce
Les chambres de commerce sont des associations autonomes dont le rôle est d'apporter un soutien aux entreprises et qui peuvent s'appuyer sur 131 agences spéciales offrant des services hautement spécialisés, dont des activités de formation.
En ce qui concerne en particulier les activités de formation continue, les chambres de commerce ont géré directement 484 cours en 1996 et réalisé 1556 cours par le biais de leurs agences spécialisées. À ces activités ont participé au total 49 859 personnes.
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7. L'offre privée de formation
Outre l'offre publique de formation professionnalisante proposée par le système scolaire et par le système régional de formation professionnelle, il existe une offre privée, qui ne bénéficie d'aucun soutien financier public et qui est financée par le biais d'inscriptions et de participations versées par ses utilisateurs. Dans certains cas, les régions accordent une reconnaissance ou une autorisation aux organismes qui dispensent une formation privée, créant ainsi une équivalence juridique entre les attestations délivrées par ces organismes et celles qui sont délivrées par le système régional.
L'offre privée, qui constitue un segment dynamique et désormais non négligeable de l'offre globale de formation, est plus substantielle dans le secteur tertiaire, sur lequel se concentrent 74 % des activités de formation (notamment formations aux emplois de bureau, qui constituent plus de 30 % de l'offre globale), suivi par l'industrie. Les formations les plus fréquentées concernent le domaine de l'habillement et de la mode, de l'informatique, des emplois de bureau, des différentes spécialisations de l'esthétique, suivies de loin par les formations aux professions de la "promotion et publicité", de l'artisanat d'art, du spectacle et des mass media.
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8. Les financements de la formation professionnelle
La forte diversification de l'offre de formation se reflète, en toute logique, dans un système diversifié de financement.
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9. Certification et qualifications
Le système italien de certification des parcours de scolarité et de formation comporte deux niveaux de responsabilité nettement distincts: celui du système scolaire, qui relève du ministère de l'Instruction publique, et celui du système non scolaire, qui relève du ministère du Travail et des régions. Les parcours scolaires peuvent également déboucher sur des titres professionnels.
9.1. Les diplômes du système scolaire et universitaire
Le système scolaire
Les filières techniques et professionnelles, ainsi que les autres filières de l'enseignement secondaire supérieur, débouchent après cinq ans sur un examen d'État, appelé maturità (baccalauréat).
À partir de l'année scolaire 1998/1999, les nouvelles dispositions relatives au déroulement de cet examen entrent en vigueur. Celui-ci se compose de trois épreuves écrites et d'un oral. La première épreuve sert à évaluer les compétences linguistiques, la seconde porte sur l'une des matières caractéristiques de la filière suivie et la troisième, de nature multidisciplinaire, porte sur les matières étudiées au cours de la dernière année et vise à évaluer également la connaissance d'une langue étrangère. L'examen oral porte sur des questions interdisciplinaires.
Les instituts professionnels d'État et les instituts d'art préparent également à un examen intermédiaire qui donne droit à une attestation de qualification à la fin du premier cycle de trois ans.
L'attestation de qualification professionnelle donne accès aux carrières d'exécution et de conception de la fonction publique et permet de commencer à travailler dans des activités nécessitant la compétence professionnelle acquise, conformément aux dispositions des conventions collectives du secteur privé, qui prévoient une période d'essai maximale de trois mois.
Les écoles de formation des maîtres conduisent, au bout de trois ans, à un diplôme de "maîtresse de jardin d'enfants".
Certains baccalauréats techniques obtenus auprès des instituts techniques permettent, avec un stage, de s'inscrire à l'examen d'État en vue d'accéder à des collèges professionnels et de pouvoir exercer en cas de réussite une profession libérale.
Le Diplôme universitaire
Les filières du Diplôme universitaire sont intégrées aux facultés universitaires. Elles prévoient des examens dans les différentes disciplines et un examen final. L'obtention du Diplôme universitaire permet d'exercer les professions correspondantes dans le secteur privé et, depuis un an, également dans le secteur public; cependant, les dispositions relatives aux modalités de reconnaissance dans le secteur public ne sont pas encore adoptées. La réglementation de référence est actuellement contenue exclusivement dans la loi n° 127 du 15 mai 1997.
9.2. Les diplômes du système de formation professionnelle
Les cours régionaux
Les régions délivrent aux participants considérés comme aptes une qualification sur la base de laquelle les Sections de circonscription pour l'emploi délivrent une attestation permettant d'entrer dans la vie active pour un profil professionnel précis. Cette attestation représente un diplôme valable également pour participer aux concours publics dans certaines professions. Les épreuves d'examen concluent un parcours de formation caractérisé par des expériences qui doivent être approuvées par les services régionaux de la formation professionnelle. Certaines régions se sont dotées d'un véritable Comité de certification, chargé de garantir que les épreuves d'examen sont conformes aux normes professionnelles prévues par les conventions collectives ou demandées par le marché de l'emploi de la région concernée, afin d'assurer l'homogénéité entre l'offre et la demande de travail.
L'apprentissage
La nouvelle réglementation entrée en vigueur récemment pour les apprentis se fonde sur la loi 196/97, qui prévoit une formation obligatoire de 120 heures en moyenne par an, soit sur le poste de travail, soit à l'extérieur de l'entreprise. La formation externe donne lieu à un crédit de formation dans le cadre du système de formation intégré (école et formation professionnelle) et elle est attestée dans le curriculum du travailleur. La certification des compétences professionnelles acquises sur le poste de travail relève de l'employeur, qui signale au service de l'emploi de la structure publique territoriale compétente que l'apprenti a atteint les objectifs de formation fixés.
La certification des compétences acquises dans le cadre de la formation extérieure à l'entreprise sera réglementée par les différentes régions sur la base des dispositions légales mentionnées ci-dessus.
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10. Les enseignants et formateurs du système d'enseignement et de formation professionnels
Les enseignants et les formateurs relèvent de deux systèmes distincts, celui de l'enseignement et celui de la formation professionnelle, qui comportent des modalités différentes de recrutement, de progression de carrière et un cadre contractuel différent.
Les enseignants des instituts techniques et professionnels dépendent de l'État (ministère de l'Instruction publique), accèdent à leur fonction sur la base d'un concours public, s'ils possèdent une licence spécifique pour la matière d'enseignement concernée. Pour les enseignants chargés de disciplines techniques ou pratiques, le baccalauréat est suffisant. Les premiers enseignent au niveau théorique des matières d'enseignement général, les seconds opèrent au niveau pratique dans les activités de laboratoire.
Les formateurs de la formation professionnelle régionale sont des agents ou collaborateurs des pouvoirs locaux (régions, provinces, communes) ou d'organismes privés conventionnés. Il n'existe pas de filières formelles pour accéder à cette fonction, puisque les profils professionnels des formateurs n'ont pas encore été fixés au niveau national. Ils sont recrutés soit directement, soit par un processus de sélection. Dans toutes les régions, il existe un "Registre régional des formateurs opérant dans la formation professionnelle".
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11. L'orientation professionnelle
Le cadre d'ensemble de la répartition des compétences en matière d'orientation présente deux piliers fondamentaux, séparés et parallèles: l'orientation scolaire et l'orientation professionnelle.
- L'orientation scolaire est effectuée, dans le cadre de la scolarité obligatoire, par l'école à l'intérieur des différentes disciplines. Dans l'enseignement secondaire supérieur, on a institué, il y a neuf ans, un coordinateur des services d'orientation scolaire chargé de programmer les activités d'orientation.
- L'orientation universitaire est gérée par des centres mis en place auprès des universités; ils sont chargés d'informer les étudiants sur l'organisation et le fonctionnement de l'université et sur les débouchés professionnels, ainsi que sur les formations post-licence; ils sont également chargés des relations avec les établissements d'enseignement secondaire supérieur, afin de présenter les différentes facultés et filières de licence, ainsi que des contacts avec les autres organismes en vue de programmer des initiatives spécifiques.
- Les services de l'orientation professionnelle relèvent des régions. La majorité de celles-ci assument des fonctions de promotion, de programmation et de mise en œuvre des activités d'orientation. Les services proposés sont de deux types: Centres d'orientation et Guichets d'information, soutenus par les Agences pour l'emploi et les observatoires du marché de l'emploi. Au niveau local, ces services sont complétés par d'autres services de nature publique ou privée.
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12. La redéfinition du système de formation italien
Le système de formation italien tout entier fait actuellement l'objet d'une redéfinition en profondeur sur la base de la loi 196 du 24 juin 1997 "Normes en matière de promotion de l'emploi", du décret de réforme des cycles scolaires et des propositions concernant l'enseignement universitaire.
La loi 196 du 24 juin 1997 est un texte complexe, qui prévoit des mesures de flexibilisation du marché de l'emploi à côté de nombreuses interventions en matière de formation professionnelle. En particulier, l'article 16 apporte des modifications profondes à l'apprentissage, afin de relancer cet instrument comme une filière de formation privilégiée, ne se limitant plus à récupérer des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans aucune qualification, mais visant à favoriser l'insertion des jeunes sur le marché de l'emploi.
L'effort plus vaste de réforme de l'ensemble du système de formation professionnelle repose principalement sur l'article 17, qui fixe les principes et critères généraux pour la réforme et demande au gouvernement de définir ponctuellement les divers aspects de la réforme grâce à des dispositions réglementaires ultérieures. En particulier, le gouvernement est chargé de réglementer des éléments d'importance stratégique: la simplification des procédures, l'accréditation, la construction d'un système national de formation continue, la définition des critères pour la certification des compétences et la mise en place d'un système de reconnaissance des crédits de formation.
Le décret-loi 112/98 complète ensuite le transfert aux régions des compétences en matière de formation professionnelle. Il attribue en particulier aux régions "toutes les fonctions et tâches administratives dans ce domaine", laissant à l'État le soin de gérer les relations internationales, les fonctions d'orientation et de coordination, l'identification des normes de qualification professionnelle et des exigences minimales pour l'accréditation des structures de formation.
Le processus de renouveau en cours concerne également le système d'enseignement, l'objectif étant d'intégrer les deux branches de la formation, la formation scolaire et la formation centrée sur le monde du travail. Cette tentative d'intégration a permis, après un intense travail de programmation et de concertation entre institutions et partenaires sociaux, de proposer une nouvelle offre de formation technique et professionnelle supérieure (IFTS).
En outre, la scolarité obligatoire a été portée en janvier 1999 à neuf ans (de 6 à 15 ans); cette disposition constitue en réalité une étape dans le processus plus vaste qui portera la scolarité obligatoire à 18 ans, que ce soit dans le système scolaire, dans la formation professionnelle régionale ou dans le cadre de l'apprentissage, de sorte que tous les jeunes puissent acquérir un diplôme du niveau secondaire supérieur ou une qualification professionnelle.
Le Parlement a en outre été saisi par le ministère de l'Instruction publique d'un projet de loi visant à réformer l'école italienne pour l'intégrer davantage dans le monde du travail (appelé "réforme des cycles").
La réforme concerne également le monde universitaire, qui, face à la nécessité d'harmoniser les diplômes au niveau européen, envisage un système articulé en filières de trois ans, au terme desquelles sera obtenu un premier diplôme universitaire, permettant d'obtenir un diplôme supérieur après deux autres années d'études.
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Il sistema di formazione professionale in Italia
Alluli, Giorgio (coord.)
Centre européen pour le développement de la formation professionnelle, CEDEFOP
Luxembourg: EUR-OP, 2000, 155 p.
ISBN: 92-828-7371-4
http://www.trainingvillage.gr/etv/publication/download/monograf/7010it/7010IT.html
Note: versions FR et DE en cours de parution
Les chiffres clés de l'éducation en Europe
Information Network on Education in Europe, EURYDICE
Bruxelles: Eurydice, 2000, 260 p.
ISBN 92-828-8537-2
http://www.eurydice.org/Documents/Key_Data/Fr/FrameSet.htm
Regards sur l'éducation: les indicateurs de l'OCDE
Organisation de coopération et développement économiques, OCDE
Paris: OCDE, 2000, 412 p.
ISBN: 92-64-27199-6
http://electrade.gfi.fr/cgi-bin/OECDBookShop.storefront/
Données mondiales de l'éducation
Amadio, Massimo
United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation, UNESCO
International Bureau of Education, IBE
Genève: UNESCO, 2000, 192 p.
ISBN: 92-3-103727-7
http://www.ibe.unesco.org/Inf_Doc/Nat_reps/wdepfome.htm
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Annexe 2: Principaux organismes |
A.N.A.P.I.A.
Associazione Nazionale Addestramento Professionale Industria e Agricoltura
Via In Lucina, 10
00186 Roma
Tel. 0668809347
|
CIOFS - FP
Centro Italiano Opere Femminili Salesiane - Formazione Professionale
Via San Saba 14
00153 Roma
Tel. 065729911
Fax 0657299154
|
ANAP LEONE XIII
Associazione Nazionale Addestramento Professionale
Via Angelo Bargoni, 78 modulo P
00153 Roma
Tel. 065816505
|
CIPA-AT
Centro Istruzione Professionale Agricola - Assistenza Tecnica
Via Mariano Fortuny, 20
00196 Roma
Tel. 063610995
Fax 063613153
|
ASS. FOR GEO S.c.r.l.
Via Merulana, 19
00185 Roma
|
CISL
Confederazione Italiana Sindacati Lavoratori
Via Po, 21
00198 Roma
Tel. 0684731
Fax 068546076
http://www.cisl.it/
|
Casa di carità arti e mestieri
Corso Benedetto Brin., 26
10149 Torino
Tel. 0113825206
|
CLES
Via Bruno Buozzi, 105
00197 Roma
Tel. 063216713
|
CENSIS
Fondazione Centro Studi Investimenti Sociali
P.zza di Novella, 2
00199 - Roma
Tel. 06860911
http://www.censis.it/
|
CNA
Confederazione Nazionale dell'Artigianato e della Piccola e Media Impresa
Via Guattani, 13
00161 Roma
Tel. 06441881
Fax 0644249513
http://web.tin.it/cna_mn/
|
CENTRO STUDI - OPERA DON CALABRIA
Via San Zeno in Monte, 23
37129 Verona
Tel. 045595099
|
CNEL
Consiglio Nazionale dell'Economia e del Lavoro
Vl. David Lubin, 2
00196 Roma
Tel. 0636921
Fax 063202867
|
C.E.S.C.O.T.
Centro Sviluppo Commercio e Turismo
Via Messina 19
00198 Roma
Tel. 0644238396
Fax 0644250304
|
CNIPA
Consorzio Nazionale Istruzione Professionale Artigiana
Via Palestro 7
00122 Ancona
Tel. 071204531
|
CGIL
Confederazione Generale Italiana del Lavoro
Corso d'Italia, 25
00198 Roma
Tel. 0684761
Fax 068845683
http://www.cgil.it/
|
C.I.F.
Centro Italiano Femminile
Via Carlo Zucchi, 25
00165 Roma
Tel. 066622568
|
CNOS FAP
Centro Nazionale Opere Salesiane - Formazione e Addestramento Professionale
Via Appia Antica 78
00179 Roma
Tel. 065138236
Fax 065137028
http://www.cnos.org/
|
CONFINDUSTRIA
Confederazione generale dell'industria italiana
Area di sviluppo associativo e formazione
Viale dell'Astronomia, 30
00144 Roma
Tel. 0659031
Fax 065919615
http://www.confindustria.it/
|
COLDIRETTI
Confederazione nazionale coltivatori diretti
Via XXIV Maggio, 43
00187 Roma
Tel. 0646821
Fax 064871199
http://www.coldiretti.it/
|
CONSORZIO SCUOLE LAVORO
Via XX Settembre 22
10121 Torino
Tel. 0115184715
|
CONFAGRICOLTURA
Confederazione generale dell'agricoltura italiana
Corso Vittorio Emanuele II, 101
00186 Roma
Tel. 0668521
Fax 066861726
http://www.confagricoltura.it/
|
ECIPA
Viale Castro Pretorio, 25
00185 Roma
Tel. 064469586
|
CONFAPI
Confederazione italiana della piccola e media industria
Via Colonna Antonina, 52
00186 Roma
Tel. 066782441
Fax 066791488
|
E.I.S.S.
Ente italiano di servizio sociale
Viale Ferdinando Baldelli, 41
00146 Roma
Tel. 065402083
Fax 065402762
|
CONFARTIGIANATO
Confederazione generale italiana dell'artigianato
Via S. Giovanni in Laterano, 152
00184 Roma
Tel. 06703741
Fax 0670452188
http://www.confartigianato.it/
|
ENAIP
Ente Nazionale Acli Istruzione Professionale
Via Giuseppe Marcora, 1820
00153 Roma
Tel. 0658401
http://www.enaip.lazio.it/home.htm
|
CONFCOMMERCIO
Piazza G. Belli, 2
00153 Roma
Tel. 0658661
Fax 065809425
http://www.confcommercio.it/
|
ENAO
Via Rosamini, 10
37123 Verona
|
CONFESERCENTI
Confederazione italiana esercenti
Via Farini, 5
00185 Roma
Tel. 064725
Fax 064746556
http://www.confesercenti.it/
|
ENAP
Ente Nazionale Addestramento Professionale
Via F. Rosazza, 38
00153 Roma
Tel. 065819207
|
ENDOFAP
Ente Nazionale Don Orione Formazione Aggiornamento Professionale
Via della Camilluccia, 112
00135 Roma
Tel. 0677205706
Fax 0677078883
http://www.intels.com/donorione.lazio
|
ENFAP
Ente Nazionale Formazione Addestramento Professionale
Largo Ascianghi, 5
00153 Roma
Tel. 065884325
Fax 0685282591
|
ENGIM Ente Nazionale Giuseppini del Murialdo
Via degli Etruschi, 7
00185 Roma
Tel. 064456284
http://www.racine.ra.it/engim/
|
Ministero del lavoro e della previdenza sociale
Ufficio Centrale per l'orientamento e la formazion
professionale dei lavoratori
Vicolo d'Aste, 12
00159 Roma
Tel. 0643531076
http://www.minlavoro.it/
|
FORMEDIL
Ente nazionale per la formazione e l'addestramento professionale nell'edilizia
Viale di Villa Massimo, 39
00161 Roma
Tel. 0644238760
Fax 0644238656
|
Ministero della Pubblica Istruzione
Direzione Generale dell'istruzione Classica, Scientifica e Magistrale
Viale Trastevere 76
00153 Roma
Tel. 0658491
http://www.istruzione.it/
|
FORMEZ
Centro di formazione e studi per il Mezzogiorno
Via Salaria, 229
00199 Roma
Tel. 0685354627
Fax 0684893242
http://www.formez.it/
|
Ministero dell'università e della ricerca scientifica e tecnologica
Pl. Kennedy, 20
00144 Roma
Tel. 0659911
http://www.murst.it/
|
IAL Nazionale
Istituto Addestramento Lavoratori
Via Trionfale, 101
00136 Roma
Tel. 0639728172
http://www.ial.lazio.it/
|
OBN
Organismo Bilaterale Nazionale per la formazione
Viale Pasteur, 6
00144 Roma
Tel. 065913181
|
INECOOP
Istituto nazionale per l'educazione cooperativa
Via Antonio Gramsci, 14
00197 Roma
Tel. 063216124
Fax 063226652
|
SFO S.d.p.a.
Viale Pasteur, 6
00144 Roma
|
INFORCOOP S.c.r.l.
Istituto nazionale di formazione cooperativa
Via di Santa Costanza, 46
00198 Roma
Tel. 0685355897
|
SMILE
Sistemi e metodologie innovative per il lavoro e l'educazione
Via Buonarroti, 12
00185 Roma
Tel. 0647824901
Fax 0647824965
|
INIPA
Istituto nazionale istruzione professionale agricola
Via XXIV Maggio, 43
00187 Roma
Tel. 0646821
Fax 064682359
|
UIL
Unione Italiana Lavoro
Via Lucullo, 6
00187 Roma
Tel. 0647531
Fax 064753208
http://www.uil.it/
|
ISFOL
Istituto per lo Sviluppo della Formazione professionale dei Lavoratori
Via G.B. Morgagni, 33
00161- Roma
Tel. 06445901
Fax 0644251609
http://www.isfol.it/
|
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National VET
Systems
Country specific reports
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