Luxembourg  
septembre 1997
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Document réalisé à la demande du CEDEFOP en vue de la réunion des Directeurs généraux de la formation professionnelle en octobre 1997 par le Ministère de l’Education nationale
Introduction
La monographie sur le système de formation professionnelle au Luxembourg a été publiée en francais en 1994 et plus tard en plusieurs langues (EN, DE, PT, ES). Le système a évolué depuis la parution de cette monographie. Le CEDEFOP entend inclure ces modifications dans une nouvelle version de la monographie en 1998.
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Informations générales
La population totale en croissance constante, due notamment à l’apport d’immigrés, est actuellement de quelque 412.800.- (en 1996).
Evolution - Population de nationalité luxembourgeoise
| 1er janvier | Population | Solde naturel | Solde migratoire | Options naturalisations | Evolution |
| 1987 | 272 100 | - 646 | + 217 | + 512 | + 83 |
| 1988 | 272 100 | - 249 | + 161 | + 917 | + 829 |
| 1989 | 273 000 | - 412 | + 10 | + 780 | + 378 |
| 1990 | 273 400 | - 89 | + 155 | + 893 | + 959 |
| 1991 | 274 400 | | | | |
Source: STATEC
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Population totale (luxembourgeoise et étrangère)
| 1er janvier | Population | Population luxembg. | Population étrangère | % étranger |
| 1987 | 369 400 | 272 100 | 97 300 | 26,3 |
| 1988 | 372 000 | 272 200 | 99 800 | 26,8 |
| 1989 | 375 800 | 273 000 | 102 800 | 27,4 |
| 1990 | 379 300 | 273 400 | 105 900 | 27,9 |
| 1991 | 384 400 | 274 400 | 110 000 | 28,6 |
| 1992* | 390 500 | 275 500 | 115 000 | 29,5 |
| 1996 | 412 800 | 274 800 | 138 000 | 33,4 |
* première estimation
Source: STATEC
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Résidents étrangers au Luxembourg
| Nationalité | 1/1/87 | 1/1/91 | 1/1/96 |
| Population étrangère dont: | 97 300 | 110 000 | 138 000 |
| Français | 12 600 | 12 950 | 15 000 |
| Belges | 8 500 | 9 500 | 11 800 |
| Allemands | 8 900 | 8 750 | 9 700 |
| Italiens | 20 700 | 19 900 | 19 800 |
| Portugais | 29 000 | 37 600 | 51 500 |
Source: STATEC
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Economie
Le taux de chômage a été traditionnellement très bas au Luxembourg et a oscillé autour de 1,5%. Néanmoins pendant les deux dernières années le taux de chômage a augmenté, sans atteindre toutefois un taux alarmant.
Néanmoins le Gouvernement luxembourgeois a instauré une commission tripartite (syndicats / salariés, employeurs et pouvoirs publics) afin de sonder les raisons de ce chômage et de trouver des remèdes face à la situation présente.
Taux de chômage en 1997
| janvier | février | mars | avril |
mai |
| 4,0% | 3,9% | 3,7% | 3,7% | 3,5% |
| demandeurs d’emploi | 6 969 | 6 845 | 6 439 | 6 429 | 6 103 |
Reste à noter l’importance des travailleurs frontaliers pour le marché du travail. Au 1.1.1997 la population active intérieure comptait 205.139 personnes dont 61.744 (soit 30,1%) frontaliers. Cette proportion est en augmentation constante (mai 1979: 209.239 personnes actives dont 64.016 frontaliers, soit 30,6%).
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Système de formation professionnelle initiale
En janvier de l’an 1995 a été promulguée une loi transférant les compétences en matière de formation aux professions de santé, du Ministère de la Santé au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. (Loi du 11 janvier 1995 portant réorganisation des écoles publiques et privées d’infirmiers et d’infirmières et réglementant la collaboration entre le Ministère de l’Education nationale et le Ministère de la Santé). Par la loi précitée un certain nombre de formations initiales (infirmier, assistant technique médical, etc. ...) ont été placées sous l’autorité du ministre de l’Education nationale et de la Formation Professionnelle. Cette reprise a impliqué une modification de plusieurs articles de la loi du 4 septembre 1990. Il va sans dire que le cycle supérieur de l’enseignement secondaire technique comprend actuellement plusieurs nouvelles divisions et sections (chapitre 2.3.10.).
Le régime technique peut comprendre les divisions suivantes:
| la division administrative et commerciale | Sections: gestion secrétariat |
| la division des professions de santé et des professions sociales | Sections:- formation de l’assistant technique médical
- formation de l’éducateur/éducatrice
- formation de l’infirmier/infirmière
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| la division technique générale | |
Il faut néanmoins relever, que la durée des études (du cycle supérieur précité) ayant trait au domaine de la santé n’ont pas une durée usuelle de 2 ans, mais de 3 années. L’examen de fin d’études se situe donc après la classe de 14e.
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Institut supérieur de technologie (IST)
chapitre 2.3.33 (nouveau chapitre)
En date du 11 août 1996 a été promulguée une loi portant réforme de l’enseignement supérieur. Cette loi sera en vigueur à partir du 1er septembre 1997. Cette loi entend réformer l’enseignement supérieur public luxembourgeois, en général et en particulier, le Centre universitaire et l’Institut supérieur de technologie.
Missions
Les missions de l’enseignement supérieur sont:
- la formation initiale et continue;
- la recherche scientifique et technologique ainsi que la valorisation de ses résultats;
- scientifique et technologique;
- la coopération interrégionale, européenne et internationale.
Les institutions publiques dispensant un enseignement supérieur sont:
- le Centre universitaire de Luxembourg;
- l’Institut supérieur de technologie;
- l’Institut supérieur d’études et de recherches pédagogiques;
- l’Institut d’études éducatives et sociales.
[Début]
Statut juridique
Le statut juridique des institutions précitées a changé. Jadis intégré à l’enseignement public et géré par les formes du secteur public, les établissements précités jouissent (à partir du 1 septembre 1997) de l’autonomie financière et administrative, pédagogique et scientifique. Les établissements sont gérés dans les formes du droit privé. Les établissements sont placés sous la haute surveillance du Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.
[Début]
Organes de l’Institut
Plusieurs organes sont instaurés
- le conseil d’administration
- le conseil scientifique
- les conseils de département
- le directeur administratif
Ces organes, avec des missions bien précises, dirigent tant du point de vue administratif que pédagogique, sous la haute autorité du Gouvernement, l’Institut, le conseil d’administration ainsi que le conseil scientifique est composé de personnalités extérieures (monde du travail), choisies en raison de leur compétence, de représentants des départements d’étudiants, et d’un représentant du Gouvernement, nommé Commissaire du Gouvernement.
[Début]
Objectifs et mission de l’Institut supérieur de technologie
L’Institut supérieur de technologie a pour mission:
- d’organiser des études techniques supérieures de courte durée à finalité professionnelle;
- de dispenser un enseignement supérieur, de niveau universitaire, préparant aux fonctions d’encadrement technique dans la production, la recherche appliquée et les services;
- de participer à des formations de troisième cycle et d’organiser de telles formations en cas de besoin;
- d’organiser des formations spécialisées dans le cadre de stages et de séminaires;
- de participer à la formation professionnelle continue;
- de pratiquer les relations avec les milieux industriels;
- de développer la recherche scientifique et appliquée dans les domaines qui lui sont propres.
L’Institut confère le grade d’ingénieur, de niveau universitaire, sous la dénomination d’ingénieur industriel. Les études à l’institut préparant à ce grade comprennent deux cycles.
Ces études comprennent 8 semestres dont un semestre de pratique professionnelle et un semestre de travaux de fin d’études.
Le premier cycle, d’une durée de deux ans, a pour finalités: - de permettre à l’étudiant d’acquérir, d’approfondir et de diversifier ses connaissances dans des disciplines fondamentales ouvrant sur un large secteur d’activités,
- de permettre l’orientation de l’étudiant en le préparant aux formations qu’il se propose de suivre dans le deuxième cycle.
Aux candidats ayant passé avec succès le premier cycle, il est délivré un diplôme de premier cycle.
Le deuxième cycle, d’une durée de deux ans, a pour finalités:
- de permettre à l’étudiant de compléter ses connaissances, d’approfondir sa culture et de l’initier à la recherche scientifique;
- de donner à l’étudiant la formation générale et la formation professionnelle qui le préparent à une profession ou à un ensemble de professions.
Le diplôme d’ingénieur industriel est délivré aux candidats ayant passé avec succès le deuxième cycle.
Les détenteurs du diplôme d’ingénieur technicien qui ont obtenu leur diplôme avant l’entrée en vigueur de la présente loi, peuvent opter pour l’assimilation de ce diplôme au diplôme d’ingénieur industriel pour autant qu’ils peuvent se prévaloir d’une pratique professionnelle de 5 ans.
[Début]
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L’enseignement post-primaire
L’examen d’admission, permettant d’orienter l’élève soit vers l’enseignement secondaire classique, soit vers l’enseignement secondaire technique ou à défaut vers l’enseignement dit complémentaire se situait jadis à la fin de la classe de 6e de l’enseignement primaire.
L’enseignement complémentaire a été intégré par la loi du 3 juin 1994 à l’enseignement secondaire technique et ceci en vue de permettre aux élèves jadis non-admis à l’enseignement secondaire technique et partant aux études d’un métier artisanal, industriel ou commercial, d’intégrer un nouveau type d’enseignement, c.à.d. un enseignement modulaire, permettant aux élèves de progresser, à leur rythme personnel, avec objectif d’atteindre le niveau d’études requis pour apprendre un métier. Ce type d’enseignement appelé enseignement préparatoire fait actuellement partie de l’enseignement secondaire technique.
Cette mise en commun de 2 types d’enseignement jadis bien distincts, permet une prise en charge des élèves mieux adaptée à la situation scolaire des élèves, et partant, de les orienter bien plus efficacement vers un métier ou une profession correspondant à leurs affinités et aptitudes personnelles. (La référence de réforme mentionnée à la page 18 de la monographie a donc été menée a son terme).
D’autre part, et ceci à partir de la rentrée de l’année scolaire 1997/98 une nouvelle procédure d’orientation des élèves de l’enseignement primaire vers l’enseignement post-primaire a été introduite en juin/juillet 1997.
Ce changement se base d’une part sur une meilleure connaissance de l’enfant (observation au cours de la classe de 6e de l’enseignement primaire) en tenant compte de l’ensemble de ses compétences, performances, aptitudes et intérêts, et d’autre part d’orienter l’élève de façon positive, c.à.d. de le diriger vers la classe de 7e qui lui offre un maximum de chances de progresser ultérieurement et lui éviter, autant que possible, des échecs démotivants.
Le concept de base de la nouvelle procédure se fonde sur
A. L’observation de l’élève et le bilan de la 6e année d’études
B. Le dialogue (entre partenaires) et la concertation
C. L’avis d’orientation.
ad a et b
Les notes du bulletin sont établies sur la base de compositions. En plus, des épreuves standardisées communes à tous les élèves ont lieu dans les branches principales.
En complément à ces résultats scolaires, l’instituteur/trice dresse un bilan des comportements d’apprentissage de l’élève observés pendant les différentes activités scolaires.
En cas de souhait formulé par les parents, un psychologue est chargé de recueillir des informations supplémentaires pour compléter le processus d’orientation. Cependant l’orientation ne peut rester l’affaire des seuls spécialistes du milieu scolaire. Comme les parents sont les mieux à même d’évaluer les facultés de leurs enfants et sont aptes à connaître leurs aspirations en matière de vie professionnelle future, ils peuvent suivre au mieux la progression de leurs enfants, et fournir tous les renseignements requis pour orienter l’enfant.
[Début]
ad b
L’instituteur/trice organise une réunion d’informations sur la procédure d’orientation. Lors de cette réunion, le psychologue soumet aux parents son offre de collaboration. Au cours de l’année scolaire l’instituteur/trice s’entretient régulièrement avec les parents pour les informer des progrès de leur enfant.
[Début]
ad c
L’accès à l’enseignement post-primaire est réglé par un avis d’orientation. Cet avis est élaboré par un conseil d’orientation qui se compose de l’inspecteur/trice d’arrondissement qui préside, de l’instituteur/trice, d’un professeur de l’enseignement secondaire et d’un professeur de l’enseignement secondaire technique.
The members of the committee take the following elements into account:
Les membres du conseil tiennent compte des éléments suivants:* le bilan du travail scolaire de l’élève qui s’appuie sur trois éléments
- les notes du bulletin scolaire
- les résultats à l’épreuve standardisée
- l’avis de l’instituteur/trice concernant les comportements d’apprentissage de l’élève.
* l’avis des parents
L’avis d’orientation qui est transmis aux parents vers la fin de l’année scolaire donne droit à une admission à une des classes suivantes:
7e d’orientation de l’enseignement secondaire classique
7e secondaire technique
classe modulaire, du régime préparatoire de l’enseignement secondaire technique
Après réception de l’avis d’orientation, les parents et leur enfant doivent se conformer à respecter cet avis. Néanmoins, au cas où l’élève est orienté vers une classe de 7e secondaire technique, contre l’avis des parents, désireux de voir leur enfant orienter vers l’enseignement secondaire classique, la possibilité de trancher ce litige par le biais d’un examen de recours.
Il en est de même d’un enfant orienté vers une classe modulaire du régime préparatoire et désireux d’intégrer l’enseignement secondaire technique. Dans ce cas les parents adressent une requête à une Commission de recours du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. Cette commission, après examen du dossier, donne un avis d’orientation définitif.
[Début]
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National VET
Systems
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